Il est parfois difficile pour un salarié de faire valoir seul ses droits dans une procédure.

Le code du travail permet aux organisations syndicales de se substituer au salarié sous certaines conditions pour mener le procès à sa place et obtenir réparation (ce qui peut parfois être accordé aux deux).

Pour rappel, et sans que la liste soit complète, les actions en substitution possibles concernent:

- le droit des travailleurs étrangers;

- Le droit des travailleurs intérimaires et sous contrat à durée déterminée;

- Le droit des salariés licenciés pour motif économique;

- Le droit des salariés en cas de prêt de main d'oeuvre illicite;

- Le droit des victimes de harcèlement moral ou sexuel;

Ces dispositions souvent trop peu connues permettent aux salariés, qui ne sont pas en mesure de supporter les inconvénients d'un procès, d'être aidés afin de faire triompher leurs droits.

L'employeur est tenu d'une obligation de sécurité de résultat.

=> Il doit ainsi prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Aux termes de l'Accord National Interprofessionnel du 2 Juillet 2008, il doit identifier les éventuelles situations de stress au travail dans la mesure où elles présentent un risque pour la santé et la sécurité des salariés.

=> Dès qu'un problème de stress au travail est identifié, une action doit être entreprise par l'employeur pour le prévenir, l'éliminer ou à défaut, le réduire. 

Le Tribunal de Grande Instance de Lyon a eu récemment à se prononcer sur une entreprise qui avait mis en place le "benchmark". Ce système consiste en une évaluation et une mise en concurrence permanentes de ses salariés. 

Les médecins du travail avaient relevé dans plusieurs rapports que le benchmark était un facteur de risques psychosociaux. En effet, une multiplication des troubles physiques et mentaux avait été constatée chez les salariés, tels des troubles anxio-dépressifs, des accidents cardio-vasculaires, des troubles musculo-squelettiques...

Le Tribunal de Grande Instance de Lyon a condamné l'employeur qui n'a pas mis fin à cette pratique du benchmark, facteur de risques psycho-sociaux.

Il a jugé  que les mesures de protection mises en place au sein de l'entreprise consistant en la création d'un observatoire des risques psychosociaux, d'un numéro vert, en la mise en œuvre d'un plan d'action sur la qualité du travail, étaient insuffisantes parce qu'elles n'avaient pas pour objet de prévenir ces risques psycho-sociaux.