Durant la période estivale, les députés ont modifié les textes applicables aux congés pour événements familiaux dans le cadre de la loi du 4 août 2014 ayant pour objet de promouvoir l'égalité réelle entre hommes et femmes.

Désormais, à l'occasion de la conclusion d'un PACS, les partenaires pourront prétendre à un congé pour événement familial de quatre jours.

Rappelons que le même congé de quatre jours est accordé en cas de mariage.

 

Il n'est pas inutile de rappeler que la seule remise d'un chèque entre les mains du créancier ne vaut pas paiement.

Seul l'encaissement du chèque vaut effectivement paiement.

La Cour de Cassation a été amenée à le rappeler tout récemment.

C'est ainsi que si vous honorez le paiement d'une dette en émettant un chèque, il vous appartient de vérifier que ce chèque a bien été encaissé.

À défaut, vous ne pourrez soutenir être libéré du paiement.

Il appartient par ailleurs à celui qui se prétend libéré du paiement de justifier de l'encaissement du chèque.

Qui ne s'est pas vu proposer, alors qu'il avait signé un devis pour la réalisation de travaux dans son immeuble, des travaux supplémentaires non prévus dans le devis initial ?

Une question nous est souvent posée dans nos cabinets : dois-je régler ces travaux supplémentaires alors qu'aucun devis n'a été accepté par mes soins s'agissant de ces travaux ?

La Cour de Cassation vient de répondre tout récemment à cette question.

Dans l'affaire qui lui était soumise, le propriétaire des lieux avait demandé oralement la réalisation de travaux supplémentaires.

En revanche, aucune commande écrite n'avait été formalisée.

La Cour de Cassation a jugé que ces travaux supplémentaires ayant été exécutés à la demande orale des propriétaires, leur coût devait être pris en compte malgré l'absence de commande écrite.

Nul doute que si un devis a été proposé par l'entrepreneur, même non accepté par le propriétaire, il servira de base aux condamnations en paiement prononcées par le juge saisi.

 

Le mandat de vente confié à l'agent immobilier prévoit le versement de la commission qui lui sera versée si la vente se concrétise.

Que se passe-t-il cependant dans l'hypothèse où l'opération n'est pas effectivement conclue parce que l'une des parties renonce sans raison valable à son projet de vendre ou d'acheter ?

L'agent immobilier est souvent tenté de soutenir qu'il a parfaitement effectué son travail et qu'il est donc légitime à réclamer le paiement de sa commission.

Cependant, en vertu des dispositions impératives de la loi Hoguet du 2 janvier 1970, il est interdit à l'agent immobilier d'exiger le versement de quelque somme que ce soit en cas de non réalisation de la vente.

Les agents immobiliers ont donc tenté de contourner cette règle en prévoyant dans le mandat de vente une clause pénale c'est-à-dire le versement d'une somme destinée à les indemniser lorsque, par son comportement fautif, le candidat acquéreur à empêcher la réalisation de la vente.

Cette indemnisation est souvent équivalente à la commission qui avait été convenue.

Une nouvelle fois, la Cour de Cassation a été amenée à se pencher sur la question.

Elle a confirmé qu'aucune commission ni somme d'argent quelconque ne peut être exigée par l'agent immobilier ayant concouru à une opération qui n'a pas été effectivement conclue et que celui-ci ne peut donc prétendre, sous couvert de l'application d'une clause pénale, au paiement d'une indemnité compensatrice de sa perte de rémunération.

Les faits :

Le propriétaire d'un immeuble avait fait réaliser des travaux sur sa toiture.

Par souci d'économie, il avait refusé un premier devis préconisant la dépose de la toiture et la réfection totale de celle-ci alors que l'entrepreneur avait précisé que de simples réparations ponctuelles n'étaient pas envisageables.

L'entrepreneur avait donc été amené à effectuer un second devis portant sur des travaux provisoires moins onéreux. Cependant, il avait mis en garde le maître de l'ouvrage en indiquant que le caractère vétuste général de la toiture empêchait toute garantie et que des travaux définitifs étaient préférables.

Le maître de l'ouvrage avait toutefois préféré ce second devis.

Ce qui devait arriver arriva ! Ainsi, le propriétaire des lieux a subi de nombreuses infiltrations.

S'en est suivie une procédure judiciaire à l'encontre de l'entrepreneur.

Celui-ci faisait valoir que sa responsabilité ne pouvait être engagée au motif que le maître de l'ouvrage avait été dûment informé des risques inhérents aux travaux qu'il souhaitait et qu'il avait délibérément accepté ces risques en signant le second devis et en refusant le premier.

L'entrepreneur a soutenu qu'il avait accompli son devoir de conseil en informant de manière claire et précise son client de la nécessité d'une réfection totale de la toiture et de ce que des travaux provisoires n'étaient pas suffisants.

La réponse des Tribunaux :

La Cour de Cassation n'a pas suivi l'entrepreneur dans son raisonnement.

Elle a considéré qu'en sa qualité de professionnel, il avait le devoir de refuser d'exécuter des travaux qu'il savait inefficaces et non conformes aux règles de l'art.

Elle a donc retenu sa responsabilité.