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03/07/2026 : Assurance multirisque climatique : sécuriser son indemnisation et anticiper les litiges

La sécheresse, le gel, la grêle ou les inondations frappent désormais à chaque campagne les exploitations des Hauts-de-France, qu’il s’agisse de grandes cultures, de betterave sucrière ou de cultures maraîchères du Valenciennois. Face à cette exposition croissante, l’assurance multirisque climatique (MRC) est devenue l’outil central de protection des récoltes. Mais souscrire un contrat ne suffit pas : encore faut-il être correctement indemnisé lorsque le sinistre survient. C’est précisément là que se concentrent les difficultés, et que l’accompagnement d’un avocat intervenant en droit rural prend tout son sens.

 

Comprendre le dispositif issu de la réforme de 2022

 

La loi n° 2022-298 du 2 mars 2022 a profondément réformé la gestion des risques climatiques en agriculture. Depuis le 1er janvier 2023, un dispositif unique à trois « étages » a remplacé l’ancien régime des calamités agricoles pour les pertes de récolte :

1er étage — les aléas courants restent à la charge de l’exploitant ;

2e étage — les aléas significatifs sont couverts par l’assurance multirisques climatiques subventionnée, pour les agriculteurs qui ont choisi de s’assurer ;

3e étage — les aléas exceptionnels déclenchent l’intervention de l’État au titre de la solidarité nationale, y compris pour les non-assurés.

Le décret n° 2025-1175 du 5 décembre 2025 a fixé les taux et seuils applicables aux récoltes 2026 à 2028. Les seuils de déclenchement varient selon les filières : 50 % de pertes pour les grandes cultures, la viticulture, les cultures industrielles et légumières ; 30 % pour l’arboriculture, les petits fruits, les prairies et les cultures spécialisées.

Pour encourager la souscription, la subvention sur les primes et cotisations d’assurance a été portée à 70 % et la franchise subventionnable abaissée à 20 % de pertes.

En cas de sinistre exceptionnel, l’exploitant assuré bénéficie d’une indemnité de solidarité nationale (ISN) prise en charge à 90 % par l’État, complétée par l’assureur à hauteur de 10 %, contre un taux nettement réduit pour les non-assurés.

La réforme a également instauré une logique de guichet unique : l’assureur agréé verse à la fois l’indemnité d’assurance et l’ISN pour le compte de l’État.

 

 

Là où naissent les litiges

 

Un dispositif plus protecteur n’est pas un dispositif sans contentieux. En pratique, plusieurs sources de désaccord reviennent régulièrement dans les dossiers d’exploitants des Hauts-de-France.

La contestation du montant de l’indemnisation est la plus fréquente. L’évaluation des pertes repose sur un rendement de référence — souvent une moyenne quinquennale — dont le calcul peut être défavorable à l’exploitant, notamment après plusieurs mauvaises campagnes successives.

Le refus ou la réduction de la subvention PAC constitue un autre point sensible. Une erreur d’assolement, un taux de couverture insuffisant sur une culture donnée, ou le non-respect des délais de déclaration et de paiement de la prime peuvent bloquer ou amputer la prise en charge de 70 %. 

Les désaccords d’expertise sont également nombreux : contestation du taux de perte retenu par l’expert de la compagnie, discussion sur le lien entre l’aléa et la perte, ou mise en œuvre d’une expertise contradictoire. S’y ajoutent les refus de garantie fondés sur une exclusion contractuelle ou une clause d’aléa contestable, ainsi que les litiges sur le déclenchement même de la solidarité nationale et de ses seuils.

 

L’apport d’un avocat en droit rural à Valenciennes

 

Dans ce contexte technique, mêlant droit des assurances, réglementation PAC et code rural, l’exploitant est rarement en position d’égalité face à sa compagnie. Un avocat intervenant en droit rural accompagne l’exploitant à chaque étape : analyse du contrat MRC et des conditions de garantie, vérification de la conformité de l’indemnisation proposée, assistance lors de l’expertise et déclenchement d’une contre-expertise, contestation d’une décision de la DDT(M) sur la subvention, puis, à défaut d’accord amiable, saisine des juridictions compétentes dans le respect des délais de prescription.

Que vous exploitiez dans le Valenciennois, le Douaisis, le Cambrésis ou l’Avesnois, cet accompagnement s’adresse aussi bien aux exploitants qu’aux professionnels du chiffre et du droit qui les conseillent, confrontés à un régime encore récent et à une jurisprudence en construction. Une lecture juridique précise du dossier, en amont comme au moment du sinistre, permet souvent de préserver plusieurs milliers d’euros d’indemnisation.

 

Faire valoir vos droits face à l’aléa climatique

 

Implanté au cœur d’une région agricole particulièrement exposée, le cabinet Action Conseils accompagne les exploitants de Valenciennes, Douai, Cambrai, Avesnes-sur-Helpe et de l’ensemble des Hauts-de-France dans la sécurisation de leur assurance multirisque climatique et la défense de leurs droits à indemnisation.

 

Vous vous interrogez sur votre contrat, contestez une indemnité ou un refus de subvention ? Contactez le cabinet ACTION CONSEILS pour une analyse de votre situation.

 

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